Παρασκευή, 10 Ιανουαρίου 2014

Απαγόρευση παράστασης του Ντιεντοννέ από Συμβούλιο της Επικρατείας της Γαλλίας -Le ministère de l'Intérieur veut interdire les spectacles de Dieudonné

      Τελικά χθες, 9 Ιανουαρίου 2014, μετά από κατάθεση σχετικής επείγουσας αίτησης του Υπουργού Εσωτερικών Μανουέλ Βαλλς (Manuel Valls), το Συμβούλιο της Επικρατείας (Conseil dEtat) της Γαλλίας απαγόρευσε την παράσταση του κωμικού που επρόκειτο να πραγματοποιηθεί το βράδυ στη Νάντ, ενώ είχε προηγηθεί η απόφαση του διοικητικού δικαστηρίου της πόλης να επιτρέψει την ντε φάκτο πραγματοποίησή της.
Ο πρώην υπουργός Ζακ Λανγκ (PS, Σοσιαλιστικό Κόμμα), καθηγητής της Νομικής, δήλωσε χθες ότι ‘‘η απόφαση του Συμβουλίου της Επικρατείας να απαγορεύσει την παράσταση του Dieudonné περιείχε τα σπέρματα σοβαρών κινδύνων για την ελευθερία της έκφρασης’’.
Τονίζοντας την "αποστροφή του εναντίον του ρατσιστικού μίσους του  Dieudonné," ο Jack Lang υποστήριξε ότι «η απόφαση του Συμβουλίου της Επικρατείας, η νομική θεμελίωση της οποίας έπασχε, ‘‘περιείχε τα σπέρματα σοβαρών κινδύνων για την ελευθερία της έκφρασης’’.
          Κατωτέρω, παρατίθεται σχετικό δημοσίευμα της εφημερίδας Le Figaro, με ημερομηνία 27.12.2013, στο οποίο αναφερόταν σύντομο ιστορικό της υπόθεσης που αφορά στις αντιδράσεις κατά του περιεχομένου των παραστάσεων του χιουμορίστα και την πρόθεση του Γάλλου υπουργού Εσωτερικών να προχωρήσει σε απαγόρευσή τους.  

Le ministère de l'Intérieur veut interdire les spectacles de Dieudonné


Le ministère de l'Intérieur veut interdire les spectacles de Dieudonné


Dieudonné lors d'une représentation dans son théâtre de la Main d'Or.
VIDÉO - Les services de Manuel Valls estiment que les représentations de l'humoriste contribuent, selon lui, à «accroître les risques de troubles à l'ordre public».
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Dans un communiqué rendu public vendredi, le ministère de l'Intérieur entend condamner les propos «racistes et antisémites de Dieudonné M'bala M'bala» tout en étudiant les voies juridiques permettant l'interdiction de ses «réunions publiques». Le communiqué cite les cas des journalistes Frédéric Haziza et Patrick Cohen, récemment pris pour cible par l'humoriste.
Le premier, journaliste à LCP et à Radio J - une station communautaire juive - avait eu maille à partir avec Dieudonné et l'essayiste Alain Soral, proche de ce dernier, suite à plusieurs déclarations relatives à la déontologie du journaliste. Une pétition, relayée par Alain Soral et Dieudonné, avait même été lancée contre le journaliste afin de demander son renvoi «pour son incompétence, son tribalisme, sa partialité, sa totale agressivité et ses multiples provocations.» De son côté, Frédéric Haziza ne cachait pas sur son compte Twitter son antipathie à l'égard de ces derniers.
Le second, journaliste à France Inter, s'était attiré les foudres de l'humoriste suite à sa volonté de ne pas le recevoir à la radio. Plus récemment, un reportage diffusé en caméra cachée sur France 2 montrait Dieudonné s'en prendre au journaliste de France Inter, lors d'un spectacle à Paris. Il y déclarait, entre autres: «Tu vois, lui, si le vent tourne, je ne suis pas sûr qu'il ait le temps de faire sa valise». «Quand je l'entends parler, Patrick Cohen, je me dis, tu vois, les chambres à gaz... Dommage».
Des propos qui semblent avoir fait réagir le ministère de l'Intérieur qui parle dans son communiqué d'un Dieudonné s'attaquant «de façon évidente et insupportable à la mémoire des victimes de la Shoah», «comme l'ont démontré plusieurs émissions télévisées.» Toujours selon le ministère, les spectacles de Dieudonné «n'appartiennent plus à la dimension créative» mais contribuent «à chaque nouvelle représentation, à accroître les risques de troubles à l'ordre public».
Contacté par Le Figaro, le ministère de l'Intérieur précise que le risque de troubles à l'ordre public est monté d'un cran ces derniers temps suite à l'expédition pugnitive de membres de la communauté juive contre des personnes qu'elles accusent d'avoir fait sur Internet une «quenelle». Un geste réputé par les uns antisémite ou par les autres, notamment ses auteurs, anti-système.
«Jamais un spectacle» de Dieudonné «n'a été interdit»
L'avocat de Dieudonné a affirmé vendredi que «jamais un spectacle» de l'humoriste «n'a été interdit». «Chaque fois qu'un arrêté est pris, on le fait suspendre», a déclaré Me Jacques Verdier s'indignant d'un «acte de censure». «Réunion publique, moi, je ne sais pas de quoi il s'agit. Ce que je sais, c'est que Dieudonné fait des spectacles», a défendu son conseil. «C'est, de la part des autorités, un manque de respect absolu à l'égard de tous ces gens qui viennent voir Dieudonné pour l'applaudir», a-t-il dénoncé. «S'il y a un arrêté, le jour où Dieudonné va attaquer sa tournée, on le fera suspendre, comme on l'a déjà fait dans de nombreuses villes», a prévenu Me Verdier, évoquant une tournée commençant en janvier.
La question des troubles à l'ordre public est «un motif totalement fallacieux», a par ailleurs estimé l'avocat. «Cela impliquerait qu'il y aurait des risques de manifestations préalables ou postérieures à ce spectacle. Or, depuis des années que Dieudonné organise ses spectacles, il n'y a jamais eu le moindre incident», a-t-il assuré.
«Je ne vois pas pourquoi M. Valls (...) serait le guide de la conscience du spectateur, en quoi il serait celui qui oriente vers les bons spectacles par rapport à de mauvais spectacles», a ajouté l'avocat.
Le président du CRIF se réjouit de cette initiative
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, avait déjà pointé du doigt l'humoriste (et Alain Soral) dans plusieurs discours dont l'un à l'université d'été du Parti socialiste (voir ci-dessous). Des propos qu'il avait réitérés le 27 novembre lors d'un discours à la Maison de la Mutualité.
Pour Florian Philippot, vice-président du Front national, «le plus humoriste, c'est Manuel Valls» a-t-il déclaré vendredi sur RMC renvoyant le ministre à ses devoirs concernant «la sécurité en France». «S'il parle (d'interdire) ses spectacles, je trouve ça très dangereux. Interdire des spectacles d'un humoriste, là on tombe dans une dérive extrêmement préoccupante pour la liberté d'expression en France, a également déclaré Florian Philippot, après, il y a des lois. S'il y a des appels à la violence, des insultes, des diffamations et que des gens se sentent concernés, ils peuvent aller devant la justice.»
Roger Cukierman, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), s'est félicité de cette décision des autorités françaises. «Ça va dans la bonne direction parce que si on avait continué de laisser faire, on pouvait craindre des violences», a-t-il déclaré sur i-TELE. «Il est temps que l'on fasse taire M. Dieudonné, qui n'est plus du tout un humoriste, il est devenu un commerçant de la haine» a-t-il fait savoir.
Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/12/27/01016-20131227ARTFIG00312


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